Renforcement  des aptitudes  ORGANISATIONnelLes  de  la communaute  de  peche  
du  port  de  cotonou
   

«Avant, nous travaillions dans de petits groupes isolés sans pratiquement aucun échange entre nous. 
Aucun de nous n’aurait jamais pu se faire une idée des avantages que nous tirons aujourd’hui 
en nous regroupant pour travailler ensemble».

Orateur: Etienne Dossou, président du comité de gestion de la communauté de pêche du port de Cotonou
Situation: Port de Cotonou 
Date
: janvier 2002

 
Tels étaient les commentaires du porte-parole de la communauté de pêche du port de Cotonou le 29 janvier 2002.  Ce jour là, 25 personnes issues de six différentes associations de pêche se sont rassemblées suite à une convocation de réunion lancée à la dernière minute.   Des hommes et des femmes, vieux et jeunes, des propriétaires de bateaux, des mareyeurs et des transformateurs, se sont réunis pour s’exprimer librement.

«Personne ne se préoccupait  des flagrantes  incursions des chalutiers industriels dans notre zone; 
pis encore, ils détruisaient souvent nos filets de pêche, mais qu’aurions-nous pu faire?»


De plus, les pêcheurs étaient désenchantés des appuis sporadiques et inconsistants qui étaient fournis dans le passé par les agences de développement, et qui pour la plupart n’avaient aucun impact tangible. 

 «Ils disent qu’ils viennent nous aider, restent pendant quelque temps avec nous et puis ils disparaissent … » 
a affirmé un vieux pêcheur
 «nous  avons besoin d’autre chose!»

Depuis février 2001, date de lancement du projet communautaire visant le renforcement des capacités techniques et organisationnelles, une réelle amélioration a été constatée.

«Nos efforts pour nous organiser à travers le projet du PMEDP a été réellement payant, et grâce 
aux formations que nous recevons, nous pouvons réaliser beaucoup de choses par nous-mêmes»

Une ONG a été identifiée pour conseiller et appuyer la communauté de pêche du port de Cotonou dans les activités qu’elle a identifiées comme prioritaires.

«Nous avons maintenant appris que l’union fait la force.  Non seulement nous sommes devenus 
plus professionnels, mais notre horizon s’est également élargi et nous nous considérons 
actuellement comme une force avec laquelle il faut compter.»

Aujourd’hui, la principale préoccupation de la communauté de pêche est comment  bénéficier de l’appui dont elle a besoin pour assurer l’application des lois qui limitent les zones de pêche industrielle. Manifestement, le premier pas pour y parvenir a été fait à travers ce projet de renforcement de leurs capacités organisationnelles.

Changement d’attitude

Les membres apprennent rapidement que la responsabilité personnelle et la communication sont hautement essentielles pour  le travail d’équipe.  Ne pas assister à une seule réunion peut entraîner des semaines de retard pour un membre et son groupe, et un message dont la communication a été mal assurée peut créer beaucoup de confusion.


Les femmes sont encouragées à prendre la parole, surtout à cause de leur faible représentativité dans le groupe. Des disputes et des accusations ne manquent pas. Les réponses aux critiques constructives sont très encouragées alors que les critiques non fondées sont traitées immédiatement et sommairement.  

La communauté est très satisfaite du progrès accompli à ce jour, et montre avec fierté ses bureaux, qui abritent également une salle de conférence et le guichet d’épargne et de crédit.

Tout en souhaitant continuer à bénéficier d’un appui complémentaire pour la mise en œuvre des autres priorités de développement identifiées, la communauté de pêche du port de Cotonou est devenue aujourd’hui un interlocuteur valable de l’administration et de la filière en général.

 
 

Pour plus d'informations sur le proje
t